Mutuelle TNS à Marseille : la loi Madelin, mode d'emploi
Artisan, commerçant, profession libérale, gérant ou auto-entrepreneur : vous choisissez seul votre mutuelle, et la loi vous permet, sous conditions, d'en déduire le coût. Voici comment, et ce que nous vérifions pour vous.
Indépendant : personne ne paie la moitié de votre mutuelle
Un salarié bénéficie d'un contrat négocié par son entreprise, payé au moins pour moitié par l'employeur. En tant que travailleur non salarié (TNS), vous n'avez ni l'un ni l'autre : vous choisissez votre contrat, vous le payez en entier, et rien ne vous oblige à en avoir un.
Sont concernés les artisans, les commerçants, les professions libérales, les gérants majoritaires de SARL et, le plus souvent, leur conjoint collaborateur. Le président d'une SAS, lui, relève du régime des salariés : la loi Madelin ne s'applique pas à son cas.
La loi Madelin, en clair
La loi Madelin vous permet de déduire de votre revenu professionnel imposable les cotisations de votre complémentaire santé, comme une charge de votre activité. Trois conditions :
- exercer une activité non salariée sans relever du régime de la micro-entreprise ;
- souscrire un contrat éligible, dit « contrat Madelin » ;
- être à jour de vos cotisations sociales obligatoires.
La déduction est plafonnée. Pour la santé et la prévoyance réunies, le plafond annuel est égal à 3,75 % de votre bénéfice imposable, plus 7 % du plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS), sans pouvoir dépasser 3 % de huit fois ce plafond. Le PASS est fixé chaque année.
Chaque année, l'assureur vous remet une attestation des cotisations déductibles, à transmettre à votre expert-comptable. L'économie d'impôt réelle dépend de votre tranche d'imposition : plus elle est élevée, plus la déduction pèse.
Auto-entrepreneur (micro-entreprise) : la déduction ne joue pas
En micro-entreprise, le régime des auto-entrepreneurs, votre impôt est calculé sur votre chiffre d'affaires après un abattement forfaitaire : vos charges réelles ne sont pas déduites. Un contrat Madelin ne vous apporte donc aucun avantage fiscal.
Dans ce cas, nous comparons simplement les contrats individuels, sans nous limiter aux contrats Madelin, et nous vérifions votre droit éventuel à la Complémentaire santé solidaire si vos revenus sont modestes.
Ce que nous regardons pour un indépendant
Un arrêt de travail coûte deux fois à un indépendant : les soins, et le chiffre d'affaires qui ne rentre pas. Sur le tableau de garanties, nous regardons en priorité :
- l'hospitalisation : dépassements d'honoraires, chambre particulière, forfait journalier ;
- le dentaire et l'optique, en euros et non en pourcentage ;
- les délais de carence, surtout si vous quittez un contrat de salarié ;
- la couverture de la famille : conjoint et enfants sur votre contrat, ou sur celui de l'employeur de votre conjoint si c'est plus avantageux ;
- le tiers payant, pour ne pas avancer les frais.
Santé et prévoyance : deux contrats, une même enveloppe
La mutuelle rembourse vos soins. La prévoyance vous verse un revenu si vous ne pouvez plus travailler : indemnités journalières, rente d'invalidité, capital décès. Les indemnités du régime obligatoire des indépendants sont limitées et dépendent de votre statut.
Ces deux contrats partagent le même plafond de déduction Madelin. Les choisir ensemble évite deux erreurs fréquentes : dépasser le plafond avec une mutuelle trop haut de gamme, ou rester sans revenu de remplacement. Le cabinet AMADEUS CONSEILS, dont MonCourtierSanté est le service mutuelle, conseille aussi en prévoyance : dites-le-nous, nous étudions les deux ensemble.
Vous lancez votre activité, ou vous quittez le salariat
Si vous étiez salarié, votre mutuelle d'entreprise peut continuer gratuitement quelque temps après la fin de votre contrat, lorsque vous êtes indemnisé par l'assurance chômage : c'est la portabilité. Pensez à la suite avant qu'elle ne s'arrête, pour ne pas rester sans couverture.
Au démarrage, un contrat de niveau moyen suffit souvent. Vous pourrez le faire évoluer : après un an, une complémentaire santé se résilie à tout moment, sans frais.
Comment se passe une étude avec le cabinet
Le cabinet est installé dans le 12e arrondissement de Marseille. L'étude se fait au choix par téléphone, par e-mail ou sur place.
Nous avons besoin de votre contrat actuel, si vous en avez un, et de votre statut exact. Un conseiller compare les contrats des compagnies avec lesquelles nous travaillons, vous indique lesquels ouvrent droit à la déduction, et vous donne un avis chiffré. Nous pouvons échanger directement avec votre expert-comptable.
L'étude est gratuite et ne vous engage à rien : c'est l'assureur que vous retenez qui nous rémunère.
Questions fréquentes
Qui peut bénéficier de la loi Madelin ?
Les travailleurs non salariés qui ne relèvent pas de la micro-entreprise : artisans, commerçants, professions libérales, gérants majoritaires de SARL, ainsi que leur conjoint collaborateur. Les micro-entrepreneurs et les dirigeants assimilés salariés (président de SAS, gérant minoritaire) n'y ont pas accès.
Combien puis-je déduire ?
Au maximum 3,75 % de votre bénéfice imposable, plus 7 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, dans la limite de 3 % de huit fois ce plafond. Ce plafond vaut pour la santé et la prévoyance réunies. Votre expert-comptable calcule le montant exact pour votre situation.
Un contrat Madelin est-il plus cher qu'un contrat classique ?
Pas nécessairement. Ce sont souvent les mêmes garanties ; la différence tient à l'attestation fiscale et aux conditions à remplir. Nous comparons les deux, et nous retenons le contrat le plus avantageux une fois l'impôt pris en compte.
Puis-je couvrir mon conjoint et mes enfants ?
Oui. Les cotisations versées pour votre conjoint et vos enfants à charge, sur le même contrat, entrent en principe dans la déduction. Nous vérifions aussi si le contrat de l'employeur de votre conjoint ne serait pas plus intéressant pour la famille.
Quelle mutuelle pour un auto-entrepreneur ?
Une complémentaire santé individuelle classique. En micro-entreprise, la déduction Madelin ne s'applique pas : un contrat « Madelin » n'apporte donc rien de plus. Choisissez vos garanties d'après vos dépenses réelles en gardant une bonne couverture hospitalisation, et pensez à la prévoyance si un arrêt de travail mettait votre activité en difficulté. Si vos revenus sont modestes, vérifiez d'abord votre droit à la Complémentaire santé solidaire.
Les mots de votre contrat sont expliqués dans le lexique de la mutuelle. Votre situation est différente ? Voyez ce que nous regardons selon chaque profil.
Informations générales, à jour en octobre 2026. Elles ne constituent pas un conseil fiscal : votre expert-comptable reste votre référence pour le calcul de la déduction.
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